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Marteau de juge, drapeau du Japon et statue de la Justice sur une table en bois

L’incendiaire de Kyoto Animation condamné à la peine de mort

Le 18 juillet 2019, l’incendie volontaire du Studio 1 de Kyoto Animation a tué 36 employés. Quatre ans plus tard, son auteur, Shinji Aoba, est condamné à mort. Retour sur le studio, le procès et sa reconstruction.

Dramsey · 3 min de lecture

Le 18 juillet 2019, le studio Kyoto Animation a fait face à un incendie meurtrier qui a secoué tout le Japon. 4 ans plus tard, l’auteur des faits s’est retrouvé devant les tribunaux : ce sera la peine de mort.  

Marteau de juge, drapeau du Japon et statue de la Justice sur une table en bois

Depuis sa création en 1981, Kyoto Animation est parvenu à s’ériger en tant qu’acteur phare de l’animation japonaise. Grâce à son indépendance prise en 2003 après 22 ans de sous-traitance et de coproduction, la société a eu le champ libre pour choisir ses projets avec soin, l’accent étant mis sur les Slice of Life. Ainsi, la structure produit des adaptations très appréciées comme A Silent Voice, Clannad, ou Violet Evergarden.

Affiche du film A Silent Voice : Shoko et Shoya entourés de leurs camarades de lycée
Visuel de l’anime Clannad : cinq lycéennes en uniforme sous des cerisiers en fleurs
Affiche de Violet Evergarden : Violet serre des lettres dans ses mains mécaniques

Avec son identité visuelle propre et mémorable, le studio excelle surtout dans la mise en scène de séquences poétiques et symboliques. De plus, sa politique de bien-être pour ses employés, associée à une école d’animation afin d’assurer la transmission de son héritage créatif, fait que le studio se distingue au sein de l’industrie de l’animation japonaise. Malheureusement, un terrible incident est venu casser son élan.

L’incendie meurtrier et le verdict du tribunal

Le 18 juillet 2019, un homme de 41 ans nommé Shinji Aoba a provoqué un incendie de manière volontaire dans le Studio 1 de Kyoto Animation. Son action a entraîné la mort de 36 employés de l’entreprise et en a gravement blessé 34 autres. Il s’agit du pire incendie criminel du Japon depuis l’ère Heisei (1989 – 2019). L’homme avait avoué les faits après avoir été arrêté. Au cours de son procès qui s’est déroulé le 25 janvier 2024, Shinji Aoba désormais âgé de 45 ans dit avoir initié cet incendie pour se venger.

Capture de vidéosurveillance d’un homme en t-shirt orange marchant sur un trottoir
Façade jaune d’un bâtiment de Kyoto Animation, vitrines ornées de personnages d’anime

En effet, il accuse le studio d’avoir utilisé sans son autorisation les idées d’un roman qu’il avait soumis lors d’un concours en 2017. Malgré les efforts de la défense pour atténuer sa peine en plaidant une santé mentale défaillante, le juge a déterminé qu’il n’était “ni aliéné ni mentalement inapte” au moment des faits. Par conséquent, le tribunal l’a condamné à la peine capitale, mettant donc fin à ce triste feuilleton.

Kyoto Animation continue son retour dans l’industrie

Après une période d’interruption de trois ans, Kyoto Animation a réussi à se redresser et à poursuivre ses activités. Ils reviennent notamment avec la suite de Miss Kobayashi’s Dragon Maid le 7 juillet 2021 (Miss Kobayashi’s Dragon Maid S), puis de Tsurune le 5 janvier 2023 (Tsurune – The linking shot). Ce retour plutôt rapide a été grandement facilité par le fait que la salle des serveurs du studio n’ait pas été endommagée. Ceci, grâce aux murs de béton autour et à sa position éloignée du lieu rongé par les flammes. Pour l’heure, notre prochain rendez-vous est fixé à avril 2024 avec la saison 3 de Sound! Euphonium 3.

Vous l’aurez compris, c’est une excellente nouvelle pour les fans du studio et l’industrie du divertissement qui se sont fortement mobilisés en faveur de Kyoto Animation. À la suite de l’incendie tragique, le studio a enregistré des pertes estimées à 151 354 euros lors de l’exercice fiscal concerné. Cependant, par le biais de GoFundMe et de dons de grandes entreprises telles que Bandai Namco, le studio Aniplex ou encore la chaîne de télévision TBS Television (pour ne citer qu’eux), une somme de 28,1 millions d’euros a été rassemblée pour aider à la résurrection du studio. Une belle preuve de solidarité dans la tragédie.

Maintenant que le procès est clos, le studio Kyoto Animation va pouvoir pleinement aller de l’avant et faire ce qu’il fait de mieux : nous en mettre plein les yeux.