Le grand jour est enfin arrivé ! Le remake de The Legend of Zelda: Ocarina of Time est disponible depuis ce jeudi 5 novembre 2026, en exclusivité sur Nintendo Switch 2. Annoncé lors du Nintendo Direct du 9 juin dernier, ce projet marque les 40 ans de la saga, et la critique lui réserve déjà un accueil royal.
Un 96 sur Metacritic et une place dans l’histoire
En effet, le remake affiche une note de 96 sur 100 sur Metacritic, ce qui en fait tout simplement le jeu le mieux noté de 2026. Les avis recensés sont unanimement positifs, et une bonne partie des médias lui a même attribué la note maximale. Ce score lui permet d’intégrer le top 30 des jeux les mieux notés de toute l’histoire du site, aux côtés de monuments comme Elden Ring, Skyrim ou Mass Effect 2. Sa position exacte devrait encore bouger dans les prochains jours, puisque de nombreux titres du classement partagent cette même note de 96.

Pour la petite histoire, le remake reste derrière l’original sorti sur Nintendo 64 en 1998, qui demeure le seul jeu de Metacritic à afficher un 99. Il dépasse en revanche la version 3DS de 2011, notée 94. Les critiques saluent avant tout la refonte graphique, inspirée des spectacles de marionnettes japonais, ainsi que la modernisation de la prise en main : caméra libre, boutons de saut et de sprint, changement d’objets à la volée façon Breath of the Wild, visée au gyroscope, ocarina jouable au micro, cinématiques doublées et un 60 images par seconde stable. Seul petit regret pour certains, le mode Master Quest n’est pas de la partie.
Ce que voulaient Eiji Aonuma et son équipe
Ce remake est né d’une question que s’est posée Eiji Aonuma, producteur de la série et directeur de l’original. Une grande partie de l’équipe actuelle n’ayant travaillé que sur Breath of the Wild et Tears of the Kingdom, il s’est demandé si ces développeurs mesuraient vraiment l’importance d’Ocarina of Time pour la saga. Reconstruire le jeu devait, selon lui, « déclencher de nouvelles idées » chez ces jeunes recrues pour les futurs Zelda. Il leur a laissé une grande liberté, sous la direction de HokWai Ng, dont c’est la première réalisation, et s’est même dit surpris qu’ils aient finalement si peu bouleversé le jeu.

Ce dernier souhaitait aussi faire découvrir aux joueurs habitués à la liberté de Breath of the Wild une aventure au rythme soigneusement construit. Dans les interviews « Ask the Developer » de Nintendo, il raconte d’ailleurs avoir supprimé des points de téléportation supplémentaires, qui retiraient au joueur des moments de découverte. Auprès de Game Informer, Hidemaro Fujibayashi, producteur du remake et réalisateur de Breath of the Wild, résume la règle de l’équipe : moderniser les commandes, les graphismes et la caméra, mais préserver intact l’esprit voulu par les créateurs de 1998. Le remake s’adresse ainsi autant aux anciens fans qu’aux nouveaux venus. Eiji Aonuma y estime même que le fameux Temple de l’Eau, avec ses bottes de plomb désormais assignées à un seul bouton, n’a jamais été aussi réussi. Sa consigne à l’équipe ? « Faisons de ce jeu la meilleure version d’Ocarina of Time possible ».
De passage à Paris, où il a été fait chevalier des Arts et des Lettres, le producteur a pourtant confié à l’AFP être « tout nerveux à l’idée de sortir le remake d’Ocarina of Time ». Vous l’aurez compris, au vu des premières critiques, il peut désormais dormir sur ses deux oreilles.

Notre avis : un remake indispensable pour une nouvelle génération
Ocarina of Time est l’un des jeux, si ce n’est le jeu, le plus culte de la licence. C’est un titre qui a marqué son époque et qui a posé les fondations de tous les Zelda en 3D, jusqu’à ce que Breath of the Wild vienne casser cette structure. Tout ce qui fait un Zelda 3D classique s’y trouve déjà : l’enchaînement des donjons, les objets qui débloquent de nouvelles zones, la montée en puissance de Link. Seulement voilà, sa version d’origine a pris de l’âge et pouvait rebuter les plus jeunes, malgré les rééditions comme celle sur 3DS.
Je trouve donc excellente l’idée de le ressortir avec des graphismes pareils et des aspects repensés pour rendre l’expérience encore meilleure. Ce remake va permettre à toute une génération de découvrir ce style de Zelda, et aux plus anciens de le redécouvrir. Les ajouts comme le doublage des personnages devraient, je pense, enrichir encore davantage l’aventure. Je vous recommande vraiment de vous plonger dans la licence Zelda, et tout le monde devrait jouer au moins une fois à Ocarina of Time !

Petite confidence pour finir : mon Zelda préféré reste Majora’s Mask, pour son concept et sa structure si particulière. J’espère donc grandement que Nintendo lui offrira un jour un remake de cette qualité.
Et vous, allez-vous retourner à Hyrule ?





